Avant je pensais que le monde autour de moi était malheureux. Maintenant, je le sais. Avant je pensais qu'il existait plusieurs alternatives au bonheur, seulement je confondais encore le fond et la forme. Et j'ai réalisé qu'on pouvait faire semblant, de n'importe quelle façon : d'être heureux sur la forme en laissant le fond pourrir. On se plaint d'un monde bancal et on traite ceux qui veulent le changer de prétentieux...difficile d'assumer ses propres choix. Alors on abdique et on crache sur ceux des autres. Toutes ces années passées ont prouvé à quel point l'homme pouvait se diviser, se déchirer, tenter de fuir un essentiel inéluctable. Quelque soit les contextes, les époques, les situations, on n'a jamais vu l'homme se battre pour se rassembler, supprimer les à priori et les préjugés. Avant on se battait à l'arc ou à l'épée, aujourd'hui on se déchire à l'arme nucléaire...ça c'est de l'évolution... Le monde est tellement habitué au mal que le bien nous choque. On s'est tellement sentis trahis par tant d'évenements personnels ou non, qu'on ne laisse plus la chance aux bienfaiteurs de prêcher leur bonne parole. C'est triste. Nous n'avons pas un gramme de méchanceté en nous, juste quelques rêves à faire partager. Seulement la méchanceté a détruit vos rêves et a mit en quarantaine vos utopies. On ne cherche plus à faire le bien, ni même le sien, rien ne vous convient et vous partez vaincus d'avance. Laissez vous déjà une chance à vous-même avant d'en laisser une aux autres.